TINGUELY, comme son compatriote SPOERRI, s'est intéréssé aux notions de présentation et d'appropriation du réel, qui, rappellons-le, sont les soucis théoriques les plus importants pour les Nouveaux Réalistes.
Tinguely a plus particulièrement axé son travail sur la mise en mouvement de ses sculptures par le biais d'un mouvement réel. Mouvement qui peut être répétitif, aléatoire... Parallèlement à cela, il expérimente également le son du mouvement par le son lié au matériau ou au procédé utilisé.
Il met aussi en exergue l'oeuvre à manipuler, le corps du spectateur devient acteur. L'oeuvre est développée par l'action du spectateur qui est guidée ou organisée par TINGUELY.
TINGUELY pousse l'expérimentation du réel dans ses retranchements. Il pousse le spectateur à entrer dans l'oeuvre, qui voit alors le monde selon sa vision. Il use de l'immersion pour répondre à la problématique de l'appropriation du réel dans l'art.
La preuve en images.
Requiem pour une feuille morte, TINGUELY, 1967.
Méta-Hamonie, Métamécanique, TINGUELY, 1955.